Un chiffre simple : plus de 27 000 espèces, 1,7 million d’images, et tout ça accessible gratuitement, sans aucun ticket d’entrée. PlantNet ne joue pas la carte de la promesse floue. Ici, l’intelligence artificielle, nourrie par une armée de contributeurs passionnés, identifie la moindre plante en un geste. Née d’un projet scientifique public, l’application s’appuie sur la reconnaissance d’images pour fournir des réponses fiables, à la portée de tous.
Ce qui distingue PlantNet ? Sa prise en main directe, et surtout, la participation active de chaque utilisateur. Chacun peut ajouter ses propres observations, ce qui affine chaque jour la précision de l’application. Résultat : PlantNet s’impose peu à peu comme la référence incontournable pour reconnaître la flore, partout et pour tous.
PlantNet, bien plus qu’un simple outil d’identification des plantes
Pl@ntNet ne se limite pas à identifier une feuille ou une fleur via un smartphone. Issue d’un collectif d’instituts de recherche français (CIRAD, INRA, INRIA, IRD) et de l’association Tela Botanica, la plateforme occupe désormais une place centrale dans l’étude de la flore mondiale. Elle s’inscrit dans la dynamique scientifique de l’écosystème Floris’Tic et bénéficie du soutien de l’Agropolis Fondation, avec des ponts vers l’Encyclopedia of Life (EOL).
Accessible gratuitement sur mobile et en ligne, PlantNet ouvre les portes d’une base de données botanique structurée, alimentée par chercheurs, naturalistes et amateurs. Plus de 27 000 espèces, 1,7 million d’images : ce corpus ne cesse de grandir, chaque identification venant renforcer la fiabilité du système. L’utilisateur, en soumettant sa propre observation, devient lui-même un maillon de ce projet scientifique collectif.
La force de PlantNet, c’est cette dynamique de science participative. Chacune des données proposées, chaque image validée, enrichit un patrimoine commun, utile autant à la recherche sur la biodiversité qu’à la gestion des milieux naturels. Les données sont partagées avec le GBIF, ce qui favorise la circulation mondiale des connaissances botaniques.
Des alternatives existent, bien sûr : Seek (iNaturalist), LeafSnap, PictureThis, Champignouf ou BirdNet. Mais peu intègrent à ce point la participation citoyenne et la rigueur de la recherche publique. Voilà ce qui singularise PlantNet dans le monde de l’identification botanique numérique.
Comment fonctionne réellement l’application et que permet-elle d’identifier ?
L’identification avec PlantNet s’appuie sur la puissance du deep learning, couplée à une base botanique immense. L’utilisateur prend simplement en photo la partie la plus caractéristique de la plante : feuille, fleur, fruit ou écorce. L’application compare alors cette image à son immense bibliothèque, puis affiche une liste de résultats, triée selon leur degré de similarité, avec des informations détaillées sur la famille, le genre et l’espèce.
Voici concrètement les types de végétaux que vous pouvez reconnaître grâce à PlantNet :
- la flore sauvage ou cultivée,
- les espèces rares, invasives ou emblématiques,
- les plantes locales ou exotiques, selon la région sélectionnée.
L’engagement communautaire va bien au-delà de la simple prise de vue. Chaque observation, une fois validée par la communauté, rejoint la base globale. Ce fonctionnement collaboratif améliore la justesse des identifications et construit peu à peu une véritable carte de la biodiversité végétale. L’application permet également de retrouver l’historique de ses propres découvertes, ou de visualiser sur une carte interactive les espèces observées autour d’une zone précise.
Botanistes, gestionnaires d’espaces naturels, agriculteurs, curieux… PlantNet ne dresse aucune barrière. Sa force : conjuguer rigueur scientifique, ouverture et simplicité, pour offrir à chacun l’accès à l’identification végétale à l’échelle mondiale.
Découverte des fonctionnalités gratuites et des usages éducatifs de PlantNet
PlantNet s’inscrit parmi les applications gratuites d’identification des plantes, disponible sur Google Play, l’App Store ou directement en version web. L’interface, traduite en 22 langues, se veut accessible à tous. Une photo de feuille, de fleur, ou d’écorce suffit pour obtenir, en quelques secondes, une suggestion d’espèces. Toutes les fonctionnalités majeures sont accessibles sans inscription ni publicité gênante.
Ce projet repose sur la science participative : chaque observation soumise, validée collectivement, enrichit la base de données. Cette démarche s’aligne sur l’esprit de la science citoyenne, où chacun prend part à la connaissance botanique. Les données collectées sont partagées avec le GBIF, stimulant la recherche sur la diversité végétale et les rythmes saisonniers. Parmi les fonctions utiles : accès aux observations récentes, fiches descriptives précises, et cartographie interactive des espèces signalées.
PlantNet trouve aussi toute sa place dans le monde éducatif. Enseignants, animateurs et étudiants s’en servent sur le terrain, pour découvrir la flore, apprendre à reconnaître les espèces et renforcer la sensibilisation à la protection des milieux naturels. Plusieurs projets pédagogiques intègrent déjà l’application au cœur de leur démarche, encourageant l’observation, l’enquête et la découverte des multiples facettes de la végétation.
D’autres applications existent (Seek, Plantsnap, PictureThis, LeafSnap, Clés de Forêt de l’ONF), mais PlantNet, soutenue par un consortium de recherche français, tire son originalité de la force du collectif et du partage ouvert des données.
Pourquoi adopter PlantNet transforme votre regard sur la nature au quotidien
Avec PlantNet, il ne s’agit pas juste d’utiliser une application de plus. Ce projet, issu d’un regroupement d’instituts de recherche français, CIRAD, INRA, INRIA, IRD, et de l’association Tela Botanica, propose une expérience qui modifie le regard sur la diversité végétale, dans les coins les plus inattendus comme lors d’une balade en forêt. Chaque photo, chaque identification, ouvre la porte à une meilleure compréhension de la flore qui nous entoure.
L’application répond aux besoins du botaniste amateur, du chercheur, du jardinier, de l’agriculteur, jusqu’au douanier surveillant des cargaisons de plantes inconnues. Sa base de données couvre des zones aussi variées que l’Europe de l’Ouest, l’Afrique du Nord, la Guyane, la Réunion, les Antilles, le Canada, l’Amazonie, Hawaï, les États-Unis, la Nouvelle-Calédonie ou la Bolivie. Cette diversité permet d’identifier la flore locale comme les espèces plus rares ou exotiques.
Quelques exemples d’usages concrets :
- Jardinier : repérez une mauvaise herbe ou une plante spontanée avant d’agir.
- Agriculteur : différenciez une espèce envahissante d’une plante utile dans vos cultures.
- Enseignant : appuyez-vous sur des identifications fiables lors de sorties avec vos élèves.
PlantNet ne cherche pas à remplacer l’œil du spécialiste, mais à l’enrichir. L’engagement de ses utilisateurs dynamise la base de données et favorise un accès libre à une connaissance en constante évolution. Cette aventure collective invite à regarder autrement la végétation qui peuple nos paysages, à s’interroger sur sa place, et à cultiver sa curiosité. Face à la nature, l’application ne se contente pas de nommer : elle donne envie de comprendre, et, qui sait, de participer à l’histoire botanique en marche.


